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Douala – Expulsions forcées à la zone de Nylon: La Maetur et l’Etat camerounais spolient les populations de leurs terres
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Douala, 25 Janvier 2013
© Linda Mbiapa | Aurore Plus
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Chassés de leurs terres en 1987, près de 500 habitants des quartiers de Nylon et Brazzaville non indemnisés ni recasés à ce jour sont aux abois.
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Ils sont très en colère. Ils en ont après les agents de la Mission d’aménagement et d’équipement des terrains urbains et ruraux (Maetur). Ils, ce sont les victimes des expulsions forcées de la zone Nylon restées sans demeures depuis 1987. Ces populations réunies autour d’une organisation: « Promotion social et formation de l’enfance en difficulté » en abrégé Prosofor Afrique, montent à nouveau au créneau. Ils dénoncent les escroqueries orchestrées par la Maetur sous l’œil complice du gouvernement camerounais. Michel Tagne, un des membres du Prosofor explique « les agents de la Maetur dans le cadre du projet de l’aménagement de la zone Nylon avaient déguerpi les populations de Nylon tout en leur promettant une redistribution des lots à la zone dite de recasement située à Ndogpassi III dans la cité économique. Rien n’a été fait ». Et de poursuivre: « au contraire la Mateur en complicité avec le gouvernement camerounais a vendu aux hommes d’affaires riches certains terrains en bordure de la zone Nylon spécialement dans les quartiers Brazzaville et Nylon. Les acheteurs ont tôt fait de construire des immeubles sur le long du Boulevard Brazzaville- Nylon ».

Un fait difficile à digérer par le Prosofor Afrique. Il avance que la Maetur a refusé de recaser les habitants de la zone Nylon pour la simple raison qu’elle leur a demandé en vain de verser une somme d’argent. Les bénéficiaires du projet Nylon ont été jetés dans la rue. Déprimés, misérables, ils ont constitué un bloc et entrepris des démarches judiciaires et saisi le ministre de l’Economie et des finances en date du 1er août 2012 ainsi que le directeur général du Crédit foncier pour demande d’indemnisation. «Nos revendications sont restées lettres mortes. Où est parti l’argent pour indemniser les victimes? A quoi a donc servi le financement que le gouvernement camerounais a reçu des bailleurs de fonds? », s’interrogent les expulsés. L’histoire remonte en 1987 alors que la population des 13 quartiers de la zone Nylon avait sollicité l’intervention du gouvernement pour que des améliorations importantes soient apportées à la vie des riverains des fractions de Brazzaville et Nylon. Les problèmes principaux portaient sur les inondations permanentes, les routes impraticables et la rénovation des équipements collectifs. Les travaux devaient s’effectuer par phases successives.

Pour sa réussite, les autorités gouvernementales ont sollicité le parrainage des institutions internationales (Banque mondiale, Fonds monétaire international, Direction du développement et de la Coopération Suisse). Dans un premier temps, il était prévu de fin 1985 à 1987, le bitumage de 16 km de routes et de drain. A Nylon et Brazzaville, il devait avoir en outre l’adduction d’eau et l’électrification. Le projet de l’aménagement de la zone Nylon visait à réduire la pauvreté. Or de l’avis des frustrés, le relookage des bâtiments n’a jamais été fait. « La vente des terrains aux nantis par la Maetur pour la construction des immeubles a été effectuée pour faire croire aux bailleurs de fonds que ladite rénovation des bâtiments conclue dans le protocole d’accord avec ceux-ci a été bel et bien respectée», arguent-ils. Les populations expulsées avouent n’avoir jamais bénéficié de la gestion du processus de recasement ni de la régularisation foncière ni de la rénovation des bâtiments. Tel que le stipule l’objectif spécifique et global du projet.

Rédaction de Cameroon-Info.Net
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