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BOZIZÉ, DEBY, SASSOU, OBIANG: Des putschistes dans la hantise d'être victimes de putsch
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Yaoundé, 16 Janvier 2013
© Sylvain Andzongo | Repères
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Ils ont accédé au pouvoir par un coup de force. Mais ils ont selon toute vraisemblance oublié l'adage selon lequel «qui tue par le glaive périra par le glaive». Que ce soit Bozizé (Centrafrique), Idriss Deby (Tchad), Sassou Nguesso (Congo) ou Obiang Nguema (Guinée équatoriale), la hantise est quasiment la même: le déclin par un putsch. A preuve, leur règne est régulièrement émaillé de tentatives réelles ou supposées de renversement par les armes.
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CENTRAFRIQUE: M. Bozizé supplie l'aide de MM. Hollande et Obama

C'était presque pathétique d'entendre, fin décembre 2012, le président centrafricain appeler la France et les Etats-Unis à l'aide parce que son pouvoir est menacé par le Séléka, une rébellion armée hétéroclite. Cet appel de détresse de M. François Bozizé étant basé sur le fait que le Séléka est mouvement d'étrangers dont le but est de déstabiliser la Centrafrique.

Refusant de s'engager ouvertement dans ce conflit qu'ils considèrent comme une affaire interne, les présidents Hollande et Obama ont juste pris des mesures pour protéger les ressortissants occidentaux dans ce pays. Ce qui a eu pour effet de provoquer des manifestations à Bangui contre les ambassades de France, des Etats-Unis et du Tchad à qui les partisans de M. Bozizé reprochent de «lâcher» leur champion. Par ailleurs, le 10 janvier, une manifestation de soutien à M. Bozizé, regroupant 15 000 personnes, a eu lieu dans la capitale en scandant des slogans hostiles aux opposants politiques et à la France.

Finalement, vendredi 11 janvier, les présidents Ali Bongo (Gabon), Denis Sassou Nguesso (Congo), médiateurs dans ce conflit, et Idriss Déby (Tchad) ont arraché un accord. Arrivés dans la capitale gabonaise avec des positions totalement antagonistes, le gouvernement centrafricain et la rébellion du Séléka ont accepté des concessions. Mais c'est le vieux général de 66 ans, M. François Bozizé, qui a dû, de loin, céder le plus. Les rebelles, en position de force sur le terrain militaire, ont juste renoncé à obtenir le départ immédiat du chef de l'Etat, autorisé à rester jusqu’en 2016. «Nous allons donner notre accord pour un cessez-le feu», a déclaré le porte-parole de la Séléka, M. Florian Ndjadder. Selon le texte, le Séléka se retirera des villes conquises.

En échange, le pouvoir en place s'est départi énormément de ses prérogatives. La rébellion a obtenu la formation d'un gouvernement de transition d'union nationale, conduit par un Premier ministre issu de l'opposition politique. «Le président n'aura pas le pouvoir de le démettre. Cela entraînera aussi des modifications de la Constitution et la dissolution de l'Assemblée nationale dans l'année à venir», souligne l'opposant Martin Ziguelé, présent à Libreville.

En rappel, M. Bozizé lui-même est arrivé au pouvoir par un coup de force. Le 15 mars 2003, alors que soit ex-compagnon Ange Félix Patassé est en voyage au Niger, M. Bozizé rentre d'exil et s'empare de Bangui sans coup férir.


CONGO: M. Sassou Nguesso dans la paranoïa d'un coup d'Etat

C'est presque chaque année que la presse congolaise relaie des informations vraies ou supposées sur des tentatives de coup d'Etat contre le régime de M. Denis Sassou Nguesso. Et quand les soupçons de coup de force ne sont pas dirigés vers des pontes du régime même, c'est le pouvoir de Kinshasa qui est mis à l'index. En 2011, c'est le journal «Afriqueredaction.com» qui écrit que «des sources discrètes bien renseignées» révèlent que «Joseph Kabila prépare un coup d’Etat au Congo-Brazzaville. A la base de cette opération, le protégé de Kigali, après concertation avec son maître Paul Kagame, a reçu des recommandations de haute envergure selon lesquelles le renversement du régime au Congo-Brazzaville présenterait une des garanties pour la stabilité du pouvoir d'occupation en RD Congo.»

En 2010, c'est «Kongotimes» qui raconte comment les rumeurs alarmantes sur l'état de santé du président congolais Denis Sassou Nguesso, suscitent une véritable panique, parmi ses partisans. Le cercle familial, effrayé par l'idée de perdre ses privilèges dans le cas où le président Sassou viendrait à disparaître, s'active fiévreusement en vue de la préservation du pouvoir clanique par la force. «Dans cette perspective, l'amiral Hilaire Mouko, un des neveux du président Denis Sassou Nguesso, préparerait un coup d'Etat de Palais, d'ici au 15 août 2010. Il serait aidé dans cette entreprise par d'autres officiers généraux proches du clan familial, tels, les généraux Pierre Oba, ministre des mines, Blaise Adoua, commandant de la sécurité présidentielle, le faux opposant Emmanuel Ngouelondele Mongo, ancien chef de la police politique, gendre du président Denis Sassou Nguesso», écrit le journal.

Peu avant, la presse congolaise relayait l'information selon laquelle, le Colonel Tsourou, l'homme qui a soutenu le président Sassou depuis le coup d'Etat de 1997 tenterait un coup de force contre son ancien allié.


GUINÉE ÉQUATORIALE: M. Obiang Nguema accuse le fils de Margaret Thatcher d'organiser un putsch

En 2004, M. Simon Mann, ancien officier des services secrets anglais a été extradé secrètement du Zimbabwé où il purgeait une peine de 4 ans vers Bata, la capitale de la Guinée équatoriale. Dans ce pays, l'ex-officier anglais était incarcéré dans les geôles de la célèbre prison de haute sécurité Black Beach pour vente illicite d'armes. La justice équato-guinéenne, elle, reprochait à MM. Simon Mann et Mark Thatcher, le fils de l'ex-premier ministre britannique Margaret Thatcher, d'avoir recruté des mercenaires dans le but de renverser M. Theodore Obiang Nguema. M. Mark Thatcher avait été, pour sa part, condamné à une amende de 265.000 pounds soit l'équivalent de près de 265 millions de FCFA en 2005.

Or, le 3 août.1979, M. Obiang Nguema lui-même accède au pouvoir par les armes. Il organise un coup d'Etat contre son oncle Francisco Macias Nguema. Le 18 août, Macias Nguema est capturé, près de son village natal. A 55 ans le dictateur déchu est traduit devant la justice. Le 29 septembre il est reconnu coupable de génocide et est exécuté. Ce n'est qu'au début des années 1990 que la Guinée équatoriale connaîtra vraiment une démocratisation avec l'adoption d'une nouvelle Constitution et l'instauration du multipartisme.


TCHAD: M. Idriss Deby change régulièrement sa garde personnelle

Mi-juin 2012, l'hebdomadaire panafricain «La Lettre du Continent» révèle que M. Idriss Déby Itno, chef de l'état Tchadien, a échappé de justesse à un coup d'Etat. Ne pouvant plus faire confiance à son entourage, il a désormais confié sa sécurité à un trio composé de trois de ses fils: le commandant Mahamat Idriss Déby, Nasour Idriss Déby et Zakaria Déby, récemment nommé Directeur de cabinet adjoint à la présidence.

A l’occasion d'un déplacement de Déby Itno en Afrique du Sud, une tentative de renversement a été déjouée in extremis. Comme en 2006, les suspects appartiennent exclusivement à la garde rapprochée et au clan familial. Idriss déby a fait arrêter, fin juin 2012, une dizaine d'officiers supérieurs dont le Général Ousmane Bahr Mahamat Itno, un de ses parents.

M. Idriss Déby, lui-même arrive au pouvoir en 1990 par un coup de force. A partir du soudan, il pourchasse son ancien compagnon d'armes M. Hissene Habré qui s'enfuit avec les liquidités publiques. Une commission d'enquête sur les crimes et exactions de M. Habré, présidée par le magistrat Mahamat Hassan Abakar, dénombrera 40 000 personnes tuées ou disparues de 1982 à 1990. Une grande partie des troupes d'Hissène Habré ayant participé au massacre furent dirigées personnellement par l'actuel Président Idriss Déby alors chef d'Etat major des armées. M. Déby après avoir été, jusqu'en 1989, l’un des piliers du régime de Hissene Habré est porté donc au pouvoir par la France.

Rédaction de Cameroon-Info.Net
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