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Guerre de nerfs: Le MRC du Pr Kamto divise les fils des Hauts-Plateaux
Correspondance
Yaoundé, 04 Janvier 2013
© Anderson Poh’ssi | Correspondance
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Le récent passage dans la région de l'Ouest du président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun a suscité une hystérie collective qui s’est emparée de ses compagnons d'hier.
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L'année 2013 qui s'ouvre sera celle de tous les dangers dans le Département des Hauts-Plateaux. Car depuis le lancement du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (Mrc) du Pr Maurice Kamto, les fins limiers de la politique ont perdu du sommeil. Alors qu'au sein du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (Rdpc), les alliances se nouaient et se dénouaient au rythme des saisons en vue des échéances politiques qui s'annoncent dans les prochains mois, la naissance de ce parti est venue sonner le branle-bas de combat général: Certains visionnaires politiques annoncent que ce parti, à peine né, risque de faire un véritable tabac lors des prochaines consultations politiques. Des déclarations à prendre très au sérieux lorsqu'on sait que cet universitaire dont la réputation va au-delà des frontières nationales, jouit d'un précieux capital de confiance non seulement auprès de ses pairs, mais aussi et surtout auprès des masses paysannes, commerçants, gagne-petit et autres déçus de tous bords des villes et jusque dans les confins des villages. A tord ou à raison, beaucoup pensent que la MRC est le seul parti de l'alternance qui puisse apporter une solution définitive à leur problème. Réalité ou simple vue de l'esprit? Seul l'avenir nous le dira.

Mais déjà, ce poussin à peine sorti de la coquille confond tout le landernau politico-administratif de la Région de l'Ouest. L'on sait comment l'actuel Ministre de l'Administration Territoriale et de la Décentralisation a fait pour étouffer ce poussin dans l'œuf l'an dernier, alors que le Pr Maurice Kamto procédait au lancement de ce parti à Yaoundé. L'actuel préfet des Hauts-Plateaux en sait quelque chose, lui qui était au moment des faits Sous-préfet de Yaoundé.... D'aucun n'hésitent pas à dire qu'il serait en mission commandée, un peu pour couper l'herbe aux pieds de Maurice Kamto dans son fief. En réalité, depuis l'installation de cet Administrateur Civil principal à Baharu, les services de renseignement ont repris du poil de la bête. L'ennemi du Rdpc n'est plus le Sdf, mais le Mrc. Afin de prendre pied dans son fief, ce parti pourrait rafler toutes les quatre mairies et des deux sièges de député afin d'étendre ses tentacules à travers les autres départements de la Régions et mémo tout le pays. D'où ce harcèlement des élites des Hauts-plateaux. Depuis quelques temps, certaines d'entre elles sont obligées par l'administration à travers ses sbires de «définir leurs rapports avec le Pr Maurice Kamto.» Une stratégie d'encerclement afin de mieux cerner l'adversaire.

De mémoire de citoyen, les tensions politiques n'auront été aussi vives dans les différents groupements que compte cette unité administrative qu'en 1992, le décret présidentiel N° 92/207 du 05 octobre créa ce Département, émiettant ainsi l'ancien département de la Mifi dont le chef-lieu Bafoussam constituait un foyer de contestation hostile au pouvoir de Yaoundé. Une division stratégique qui avait fait ses preuves pendant ces années dite «de braise». Mais depuis la création du parti de Kamto, les nuages s'amoncellent sur le ciel politique de ce Département. Face à cet ennemi commun que constitue désormais le Mrc, chacun dans le parti d'en face cherche à s'abriter sous le parapluie, en attendant l'orage qui s'annonce inéluctablement. L'évocation du nom de Kamto fait désormais peur. Du moins, le Mrc fait dresser les cheveux aux maires et députés en poste ainsi que certains ténors de ce parti qui se croyaient en pôle position. Dans cette guerre de positionnement où personne ne veut dévoiler son jeu, certains ont tôt fait de confondre «mouvement contrôle et contrôle mouvementé». Dans cette confusion, on ne sait plus qui est qui. Et chacun cache ses cartes comme dans une partie de poker. On se guette, on s'épie, on s'observe, on s'espionne, on s'esquive, on se regarde à distance. En chien de faïence.

Le développement bafoué...

Ce climat de suspicion est arrivé à son comble récemment, lors des obsèques de la mère du président de la section Rdpc des Hauts-plateaux nord. Dans la foule des camarades amis et sympathisants venus de tous les coins pour le soutenir, il fallait être plus qu'un aveugle pour constater que le président Kamdoum René aura évité jusqu'à la dernière minute de serrer la main du Pr Kamto à la fin des cérémonies. Du moins s’est-il permis un bain de foule seulement avec ses camarades du parti au rang desquels l'incontournable Didier Kamdem. Cette crainte l’autre était pourtant justifiée lorsqu’on sait que tous les faits et gestes de Kamto étaient surveillés avec le moindre détail, et que le moindre sourire vers sa direction était interprété comme tel. Se sentant mis à l'index par certains de ses frères et sœurs et sachant qu'il était ce tous les agents de renseignement, le Prof n'a pas hésité à reprendre le chemin de retour, conscient sans doute, qu'il est impossible sonder les reins et le cœur.

Ce comportement, s'il était nourri d’intentions malveillantes, serait pour le moins surprenant lorsqu'on sait que, au-delà du terrain politique, les deux ont travaillé la main dans la main lorsque Kamdoum René était encore délégué départemental des travaux publics des Hauts-plateaux à Baham. Depuis 2004, comme toutes les élites des Hauts-plateaux, qu'elles soient intellectuelles, économiques, politiques ou de maintien de l'ordre, ils ont œuvré ensemble au sein de l'Association pour la Promotion Economique, Sociale et Culturelle du Département des Hauts-plateaux (Apesc), le Professeur comme président du comité de gestion et le président comme Secrétaire exécutif adjoint.

Les divisions politiques observées actuellement dans les Hauts-plateaux risquent de saper à la base les fondements de cette association qui hier regroupait toutes les filles et tous les fils de ce département dans leur quête pour le bien être des populations locales. Même Emmanuel Mukam qui était il n'y a pas long temps très actif aux cotés de Kamto dans cette entreprise, a perdu la langue. Les actions de cette association à but non lucratif sont visibles, notamment, dans la réalisation des infrastructures de base: réalisation des ouvrages d'eau potable, électrification, construction de salles de classe. Mais l'Apesc s'est surtout distinguée dans la promotion et l'encouragement des actions économiques à caractère collectif ou individuel, la promotion de l'excellence ainsi que la culture de l'effort à travers l'octroi des bourses d'étude aux jeunes du département.

Mais ce climat social radieux est désormais pollué par la politique. Du coup, les filles et fils d'un même dé parlement ne peuvent plus se regarder dans les yeux ni dans la même direction, sur l'autel des intérêts égoïstes. Chaud devant!

Source: Le Héraut National

Rédaction de Cameroon-Info.Net
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