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Université de BUEA: la première cuvée de médecins formés par cette institution en fin de parcours.
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Yaoundé, 17 Décembre 2012
© Pierre – Alexis Kaptchouang | La Nouvelle Expression
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Admis à la jeune école de médecine du campus de Molyko à sa création en 2006, ces jeunes élèves seront adoubés de leur parchemin de médecin, ceci au moment où le laboratoire d’anatomie de cette école devient opérationnel.
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Le doyen de la faculté de médecine de l’Université de Buea, Pr. Marcelin Ngowe Ngowe n’a pas su caché sa joie, lui à qui revient l’honneur de présenter au marché de l’emploi les tous premiers produits de l’école de médecine du campus de Molyko. Une promotion qui, selon ce chirurgien chevronné, est garante de l’image de cette institution futuriste. En effet, selon les statistiques obtenus du décanat de cette faculté, les jeunes médecins qui prêteront serment au cours de la grande et traditionnelle cérémonie de graduation, 53 au total dont 12 femmes cumulent en tout six années de formation en médecine qui leur auront permis de s’approprier les connaissances liées tant aux sciences fondamentales que dans les quatre disciplines cliniques que sont la chirurgie, la pédiatrie, la médecine interne, la gynécologie et l’obstétrique, ainsi que les notions de santé publiques.
Lesquelles disciplines constituant, selon le doyen Ngowe Ngowe «les conditions sine qua non pour conférer le diplôme de docteur d’Etat en médecine et pour leur donner les compétences de médecins généralistes». Sur le parcours académique de ces futurs médecins, Pr. Ngowe Ngowe indiquera que leur formation, divisée en deux étapes dont l’une théorique liée à l’être humain, l’anatomie du corps de l’homme et la physiologie. A ceci s’ajoutent la sociologie médicale, la santé publique et autres. La seconde étape destinée à la formation des médecins porte sur les maladies, toutes les pathologies possibles, ce qui selon le doyen ne suffit pas : «il faut leur inculquer le savoir faire à travers les étapes cliniques dans les hôpitaux» et pour y parvenir, le doyen Marcelin Ngowe Ngowe précisera qu’il a fallu surmonter des problèmes infra-structurels et techniques, cette faculté ne disposant pas de centre hospitalier universitaire. Ils ont du recourir à l’hôpital régional de Limbe, l’annexe de Buea, et compléter la formation par des stages pratiques à Yaoundé et à Douala. Il fera savoir que «ces étudiants ont suivi un stage complet pour les armer, ainsi qu’un stage de médecine communautaire de 4 mois dans des hôpitaux où ils fonctionnent comme des médecins pleins…». Cette formation sera bouclée par un sujet de recherche assorti d’une thèse soutenu en public.

Au – delà de cette formation académique de long parcours, on apprendra ici que l’Ordre national des médecins du Cameroun (ONMC) a entrepris depuis quelques jours des cours de formation à ces futurs cadres de la santé sur l’éthique professionnelle, la médecine légale, la déontologie, l’autopsie, l’euthanasie, bref les aspects moraux et déontologiques de la médecine. Sur la compétence de ces jeunes médecins qui attendent ainsi de se mettre au service des malades, Pr. Ngowe Ngowe se dira confiant de ce qu’ils réunissent les qualités requises pour inspirer confiance et professionnalisme, confiant que «je me sentirai en confiance si couché sur un lit d’hôpital, je voyais l’un d’eux à mon chevet pour me procurer des soins…»

Sur les problèmes constituant la pesanteur de cette jeune et unique école de médecine anglo-saxonne au Cameroun, le doyen relèvera que «la faculté est jeune. Tout est en chantier, les structures sont encore en construction ; on a le problème d’électrification qui a connu un début de solution avec le branchement au réseau d’AES – Sonel….» Par ailleurs, il relèvera le problème de manque et d’insuffisance d’enseignants, louant au passage le dévouement des enseignants en fonctions ici, leur engagement et leur fidélité, tout en reconnaissant que chaque enseignant ici fait le travail de deux ou trois enseignants. Pour ce qui est des problèmes matériels, il précisera que la faculté est progressivement en train d’équiper les laboratoires, avant d’annoncer le lancement du laboratoire d’anatomie de référence dont l’essentiel des équipements les plus complexes à obtenir a été acquis déjà. Le doyen Ngowe Ngowe conclura que «j’attends des premiers médecins de Buea qu’ils soient comme des phares, les lumières qui éclairent le chemin de ceux qui vont arriver ; qu’ils fassent preuves de compétences cliniques…»

Cette sortie de la première cuvée de médecins de l’Université de Buea vient ainsi marquée une nouvelle page dans l’histoire de cette jeune école de médecine née au bout d’un accouchement difficile, et qui a connu un démarrage douloureux marqué par des effusions de sang sur le campus de Molyko à la suite de la publication en 2006 des résultats du tout premier concours d’entrée, avec de vifs affrontements entre forces de l’ordre et étudiants soutenus par les populations. Lesquels résultats avaient connus de vives contestations initiées à l’époque par l’University of Buea students’ Union qui dénonçaient des irrégularités et des pratiques peu catholiques et anti méritocratiques, et surtout, s’insurgent contre le fait que ces résultats qui étaient alors délibérés par une commission conduite par Marceline Nnomo avait favorisé l’admission de certains candidats francophones au détriment de la méritocratie du système anglo – saxon. Et pour justifier cela à cette époque, le ministre de l’enseignement supérieur Jacques Fame Ndongo avait alors évoqué le concept de «l’équilibre régional». Une crise qui avait coûté le poste au recteur de l’époque Prof. Cornelius M. Lambi aujourd’hui enseignant au département de géographie de cette université à qui on avait reconnu le mérite d’avoir présenté des excuses publiques à toute la communauté universitaire pour ces manquements. D’où la présence annoncé du ministre Fame Ndongo et ses collègues de la santé publique et de l’Education de Base à cette cérémonie de remise de parchemins aux premiers médecins produits du système anglo – saxon du Cameroun.

Rédaction de Cameroon-Info.Net
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