Javascript Tabs Menu by Deluxe-Tabs.com
Dernière mise à jour: 14-Mar-2010 - 22h07
Recherche:    Web CIN      By
119 visiteurs en ligne
Conférence: La justice transitionnelle à l’épreuve de la paix en Afrique francophone
Click to jump to 'Le Messager'
YAOUNDE - 18 NOV. 2009
© Christian Hervé TCHAPMI | Le Messager
 6 Réactions
Le thème est au centre des débats de la 2ème conférence régionale sur la justice transitionnelle qui s’est ouvert mardi dernier à Yaoundé.
 E-Mail  Imprimer  Réagir Bookmark and Share
« La justice transitionnelle: une voie vers la réconciliation et la construction d’une paix durable ». Tel est le thème retenu pour la 2ème conférence régionale sur la justice transitionnelle (manière dont les pays gèrent l’héritage des violations du passé dans le but d’arriver à une réconciliation et une paix durable Ndlr) qui s’est ouvert hier à l’hôtel Mont Fébé de Yaoundé. Organisé par le Centre des nations unies pour les droits de l’homme et la démocratie en Afrique centrale, le ministère des affaires étrangères de France et le département fédéral des affaires étrangères de Suisse, cette conférence vise à faire l’état des avancées, à renforcer les connaissances sur les concepts et les mécanismes, et enfin à partager les expériences en matière de justice transitionnelle en Afrique francophone. La cérémonie d’ouverture a été présidée par Amadou Ali, Vice premier ministre, ministre de la justice, Garde des sceaux. Laquelle cérémonie a connu la participation de 80 personnalités, experts et praticiens impliqués dans les processus de paix, de justice, particulièrement les décideurs politiques, des hauts fonctionnaires, des parlementaires, des universitaires, enseignants et chercheurs, des juristes et des représentants de la société civile.

Pour Maarit Kohonen, représentante du haut commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, la justice transitionnelle va au-delà des mécanismes exceptionnels que comprend le concept en question. C’est pourquoi, a-t-elle poursuivi, « les sociétés victimes de ces exactions se doivent d’analyser les causes profondes des conflits et les situations qui ont permis aux régimes répressifs de prospérer ». Selon Maarit Kohonen, « tout effort de réconciliation se doit de placer au premier chef, le droit des victimes à la vérité, à la justice et à la réparation ». Toutefois, la réconciliation ne saurait être un prétexte pour perpétuer une situation d’impunité dans laquelle on impose aux victimes le lourd fardeau de l’oubli. Au contraire, « les efforts visant à garantir une paix durable devraient chercher à restaurer la confiance, notamment celle des citoyens envers les institutions publiques qui ont un impact direct sur la protection de leurs droits. Un travail d’assistance que le Haut-commissariat aux droits de l’homme a effectué dans plus de 20 pays dans le cadre de l’élaboration et la mise en place des mécanismes de justice de transition », a remarqué la représentante du haut commissaire.

Pour sa part, Amadou Ali a déclaré que la justice transitionnelle en appelle à un examen de conscience collectif car « la mémoire de l’injustice doit alimenter la paix pour que les victimes de guerre, de génocide ou de dictature à outrance tournent la page et pardonnent à leurs bourreaux » a-t-il conseillé. Pour y arriver le garde des sceaux a prescrit aux Etats concernés la justice et la paix. Une dualité conceptuelle qui doit se concrétiser dans une dialectique de temporalité car «la justice peut être un obstacle à la paix si elle est mal négociée», comme l’a reconnu Maurice Kamto, ministre délégué à la justice. Cette 2ème conférence régionale qui s’inscrit dans le cadre du suivi de la première conférence sur la justice transitionnelle dans le monde francophone qui s’est tenue à Yaoundé du 4 au 6 décembre 2006, s’achèvent ce jeudi 19 novembre 2009.

Rédaction de Cameroon-Info.Net
© 2000-2010 Cameroon-Info.Net [ Hits: 1131 Réactions: 6 Transferts: 0 ]
 6 Réactions
 E-Mail  Imprimer  Réagir Bookmark and Share
Featured Stories...




P U B L I C I T E

Copyright  ©  2000 - 2009  Cameroon-Info.Net. Tous Droits Réservés.