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A la question de savoir pourquoi les Camerounais résidant à l’étranger n’ont pas le droit de voter, le ministre délégué auprès du ministère des Relations extérieures, chargé du Commonwealth, Joseph Dion Gute, a laissé entendre aux députés vendredi que «beaucoup de nos compatriotes se présentent comme des réfugiés pour sortir du pays». Joseph Dion Gute, qui parlait en lieu et place du ministre des Relations extérieures, Henri Eyebe Ayissi, a aussi ajouté que ceux-ci, malgré le fait de quitter le pays comme des réfugiés, sont les premiers à revenir «demander de l’aide dans nos missions diplomatiques».
Il a cependant reconnu que les Camerounais voyagent beaucoup comme visiteurs. Indiquant que ceci est lié aux difficultés dues à la crise économique et que ceux qui ont réussi à l’étranger commencent à contribuer à l’économie nationale. Il répondait à une question du député Sdf du Wouri-Est, Jean Michel Nintcheu. Le vice-président du groupe parlementaire Sdf a également souhaité savoir pourquoi nos compatriotes, qui par nécessité ont acquis la nationalité de leur pays d’adoption, éprouvent de nombreuses difficultés pour obtenir un visa d’entrée au Cameroun. Pour étayer sa question, il va prendre l’exemple de Yannick Noah qui, dans un journal de la place, se serait plaint d’avoir «fait le pied de grue plusieurs jours» pour obtenir un visa d’entrée au Cameroun. Joseph Dion Ngute a répondu aux députés que c’est la loi de finances qui fixe le taux d’obtention des visas et que ceux-ci sont fixés en fonction des charges administrative et ne sont pas discriminatoires. Les missions diplomatiques du Cameroun à l’étranger disposent d’un délai de 48h à compter du dépôt de la demande de visa pour apporter une réponse. «Cela signifie que le demandeur de visa, fût-il Yannick Noah, doit déposer une demande et attendre 48h, car il y a un processus de vérification», a indiqué Dion Ngute. Il va ajouter qu’en la matière, le Cameroun est diligent, car d’autres pays fixent un délai de 15 jours.
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