Dans son journal de la mi-journée, la radio nationale a insisté sur cette annonce du cabinet civil du présidence de la République. Il y avait justement cette indication du délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Yaoundé qui demandait aux populations de se masser le long de l'itinéraire qu'emprunte habituellement le cortège présidentiel c'est-à-dire de l'aéroport international Yaoundé Nsimalen au palais de l'unité à Etoudi.
Extraits du JT Late Night - CRTV 05/09/2009
VIDEO: © Cameroon-Info.Net MultiMedia
Paul BIYA, pendant ce séjour a fait l'objet de ce que ses proches qualifient d'"attaques" dans la presse française. Nous l'écrivons dans l'une de nos parutions la semaine dernière : "France Inter et Radio Fidélité Nantes ont révélé que le président du Cameroun se repose dans un palace de La Baule. Paul Biya et sa suite: soit 43 chambres occupées pour un montant journalier de 42 000 euros. Mieux que les vacances de Sarkozy, Bush et Obama réunis..."
Cette information perçue à Yaoundé comme une attaque non fondée a suscité la réaction du gouvernement. Le porte parole de ce gouvernement, M. Issa TCHIROMA, et par ailleurs ministre de la communication, écrit dans une correspondance lue à la CRTV Radio "...le Président Paul BIYA, comme tout travailleur, a droit à des vacances. Ce n'est Pas un privilège, mais un droit qu'il peut exercer là où il le juge nécessaire, avec les moyens que le peuple souverain met à sa disposition, par ses élus, pour se vêtir, se loger, se nourrir, se soigner, pour le mettre à l'abri du besoin et de l'indigence.
La question se pose et ne saurait être biaisée: pourquoi le présent séjour du Chef de l'Etat camerounais à la Baule fait-il problème? serait-il à sa première expérience en France et de manière générale en Occident ? Le Président BIYA serait-il le seul Chef d'Etat à passer des vacances hors de son pays?..."
Dans le RDPC, Rassemblement démocratique du peuple camerounais le parti majoritaire à l'Assemblée nationale, on estime que c'est une manipulation de très mauvais goût après l'épilogue sur les "biens mal acquis". Les membres de ce parti tout au long de cette semaine qui s'achève se sont illustrés par la publication des motions de soutien à leur leader. Et ils ne sont pas prêts à arrêter.