Il est intitulé "l’ultime provocation: M. Biya doit démissionner". Le communiqué signé de Jean Michel Nintcheu, président SDF Littoral fait l’économie d’un certain nombre de faits ayant trait a la fonction présidentielle et qui ont marqué l’actualité du Cameroun ces dernières semaines. Il y a d’abord le rapport du comité catholique contre la faim et pour le développement. «Après le scandale des «biens mal acquis» révélé il y a quelques jours par le CCFD, le peuple camerounais vient d’assister à une autre forfaiture de M. BIYA: celle des «vacances à tout prix» écrit Jean Michel Nintcheu. L’élu SDF poursuit en citant comme autre acte grave du président les déraillements de la semaine dernière à Yaoundé. « Les catastrophes mortelles qui ont endeuillé des familles et... le Président de la République n’a pas daigné écourter son séjour». Pour lui ceci traduit irrémédiablement un affaissement manifeste de la fonction présidentielle sous le «renouveau», signe avant-coureur d’une fin de règne.
Nintcheu estime que les dépenses «faramineuses et insensés» des séjours de Paul Biya en Europe, particulièrement cet autre à la Baule, sont dérisoires à côté des sommes détournées par «ceux qui sont actuellement incarcérés dans le cadre de l’opération Epervier, jettent un discrédit total sur la campagne d’assainissement en cours en même temps qu’elles consacrent la mauvaise gouvernance érigée en méthode de gouvernement». Bien plus, Jean Michel Nintcheu estime que le président de la république du Cameroun devrait être poursuivi dans le cadre de cette opération. Il qualifie de dérive monarchique ces vacances a la Baule qui pour lui, constituent «une insulte révoltante doublée d’un mépris inadmissible à l’endroit de nos compatriotes qui éprouvent en cette période délicate de rentrée scolaire d’énormes difficultés pour joindre les deux bouts». La conclusion est sans appel: «Il est temps que M. Biya libère la Nation de ses assauts répétés et paranoïaques contre les caisses de l’Etat en démissionnant de ses fonctions de Président de la République, si tant est qu’il est encore doté du moindre esprit républicain». Le président du SDF pour le littoral invite le peuple a prendre son destin en main en exigeant «la démission du chef de file des prévaricateurs».