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Quelle chance CAMAIR-Co a-t-elle pour réussir dans le marché du transport aérien où elle va bientôt se lancer? Quelques éléments de réponse ont été donnés le week-end dernier par Essimi Menye, ministre des Finances lors d’un point de presse sur la nouvelle compagnie nationale. « CAMAIR-Co, partira avec un nouvel esprit, l’équipe managériale a l’expertise pour élaborer un business plan ambitieux. On attend qu’elle propose ses lignes d’exploitation », a dit le ministre, en substance. 700.000 clients sont à conquérir. Autant se donner des moyens stratégiques, techniques et managériaux pour réussir l’aventure. Car, il faut bien le dire, C’est bien aller à l’aventure que de se jeter dans le marché aérien devenu un ring pour les compagnies. Pour CAMAIR-Co, la meilleure ceinture de sécurité à nouer au sol et au stade actuel du projet, c’est celle de la cohésion et de la solidarité des acteurs autour de sa mise en place. Des querelles, des conflits inutiles de leadership formeraient, dans l’environnement du projet, des nuages tant redoutés par la météo aérienne.
Lorsque viendra le moment de prendre son envol dans un ciel devenu clair, la nouvelle compagnie nationale aura d’autres challenges à affronter dans un marché où le plus difficile est de se maintenir. La concurrence est si rude, en Afrique,en Europe ou en Asie.
En 2007, environ 500 compagnies aériennes survolaient la planète. Des compagnies de plus en plus agressives ont bousculé les habitudes commerciales des transporteurs traditionnels et transformé le ciel en un champ de bataille où grosses pointures et petits poucets cherchent la place au soleil. Et dans cette ambiance, CAMAIR-Co devra bien négocier son décollage ou mieux, sa montée en puissance. Pour y parvenir, on attend qu’elle détermine les points qui feront sa force et établiront sa compétitivité. Les compagnies dites traditionnelles trônent en Europe et en Amérique. Elles se sont depuis longtemps aussi emparés du marché laissé par Air Afrique.
Mais de nouvelles compagnies naissent à grand renfort de publicité, avec des produits divers, de nouvelles lignes, la réduction des tarifs, le surplus de bagages autorisés. Ces sociétés font à la fois, du transport des passagers, du fret, de l’assistance en escale. Les plus faibles étouffent dans le combat.
Avec 59 millions de passagers transportés en 2008, l’Afrique a représenté 3% du trafic mondial aérien. Voyager par air ici coûte cher par rapport au pouvoir d’achat. Certaines sources affirment que le marché continental souffre de l’absence de concurrent local pour offrir des tarifs plus avantageux aux voyageurs. Quelques-uns émergent malgré tout. Des choix commerciaux vers les pays de l’Est ont garanti un épanouissement certain à Ethiopian Airlines, un des géants dans le ciel africain. Ethiopian couvre 30 destinations en Afrique et plus de 50 dans le monde.
L’Afrique du Sud demeure le leader du marché. L’aéroport de Johannesburg est l’un des plus fréquenté. 19,4 millions de passagers. Grâce au tourisme, celui de Charm el-Cheikh en Egypte a connu une progression avec 6,41 millions de passagers. Le potentiel touristique ne manque pas au Cameroun. En le développant, on pourrait assurer la longévité de CAMAIR-Co. Des sources crédibles affirment que CAMAIR-Co peut aussi miser sur le fret, par exe
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