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Affaire Abah Abah: Ses avocats réclament sa libération
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YAOUNDE - 18 NOV. 2009
© Pierre Célestin Atangana | Mutations
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L'audience qui devait avoir lieu hier matin a été renvoyée au 1er décembre 2009.
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Alexes1
Segre- France
19-Nov-2009 11:00 EST
ABAH ABAH TOI AUSSI!!!! BACK MEME UN PEU LES DOS QUE TU AS TCHA ET PAR LA SUITE ON FERA PEUT ETRE QUELQUE CHOSE POUR TOI GARS.
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Affaire Abah Abah: Ses avocats réclament sa libération
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YAOUNDE - 18 NOV. 2009
© Pierre Célestin Atangana | Mutations
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L'audience qui devait avoir lieu hier matin a été renvoyée au 1er décembre 2009.

P. Abah Abah
Photo: © Archives
L'ouverture du procès de Polycarpe Abah Abah n'a pas eu lieu hier comme l'avaient pensé les observateurs. Dans le bureau juge d'instruction du tribunal de grande instance du Mfoundi, l'audience qui s'est déroulé en l'absence des avocats de l'ex-ministre des Finances, n'a duré que quelques minutes. Le temps pour le juge d’instruction d'informer l'inculpé que les requêtes d'appel introduites par le ministère public n'ont pas encore été communiquées aux parties citées. "Ce sont les journalistes qui nous ont informés que l'audience a été renvoyée, pendant que nous attendions à l’étage inférieur, qu'on nous appelle. Ils prétendent que le greffier devant acheminer les requêtes aux parties citées est malade. Et qu'aucune décision ne peut être rendue tant que les parties citées dans cette affaire n'ont pas répondu", indique Me Jean Calvin Bilong.

Face à la liberté que les magistrats prennent avec le temps, le collectif de défense de Polycarpe Abah Abah proteste et déplore les pesanteurs qui occasionnent cet état de choses. "La chambre de contrôle dispose de 30 jours pour statuer à compter de la date de réception de la requête d'appel qu'a introduite le ministère public, d'après l'article 275 du nouveau code de procédure pénal", indique Me Bilong. D'après les explications des avocats de l'ex-ministre des Finances, la requête d'appel du ministère public a été déposée le 8 octobre 2009. Et depuis le 9 novembre, le mandat de détention provisoire pour lequel leur client continue de séjourner à Kondengui, est dépassé. "Cela fait plus de 30 jours que la requête a été déposée. Ce que nous remarquons c'est que les magistrats ne sont pas pressés. C'est pourquoi nous allons protester contre cette détention illégale", souligne Me Nouga, membre du collectif de défense de Polycarpe Abah Abah. Selon les avocats, les décisions que s'apprêtent à rendre la cour le 1er décembre 2009, sont une violation flagrante de la loi. "L'article 3 du code de procédure pénale dispose qu'une décision rendue après le délai imparti pour statuer, est nulle", précise Me Bilong.

Pour cela, ils indiquent qu'ils vont introduire une requête en habeas corpus devant la justice, pour réclamer la libération immédiate de leur client détenu injustement à la prison centrale de Kondengui, depuis le 9 novembre 2009. "D'après l'article 584 du nouveau code de procédure pénale, la défense peut saisir le tribunal afin qu'un client qui se trouve en détention illégale soit immédiatement libéré», précise Me Jean Calvin Bilong, qui poursuit en indiquant que «si on interroge le régisseur de la prison centrale de Kondengui sur les raisons de la détention de Polycarpe Abah Abah, il sera incapable de les donner". Dans un document rédigé à l'occasion de ce nouveau rebondissement et transmis aux journalistes, le collectif de la défense d'Abah Abah "regrette et dénonce la violation des dispositions de la loi, notamment l'article 275 du Code de procédure pénale (...). En prolongeant inutilement les délais d'examen du recours contre cette ordonnance de renvoi, constat est fait de la violation conséquente l'article 221du même code, d'un dilatoire entretenu et de l'illégalité de la détention de M. Abah Abah". Pour les avocats, le dilatoire entretenu par les magistrats n'a qu'un seul objectif: bloquer l'ouverture du procès de leur client, dont ils clament l'innocence.

Rédaction de Cameroon-Info.Net
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