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Richard Bona se confie: « Piratez les Richard Bona, Manu Dibango... et laissez les artistes locaux » |
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YAOUNDE - 30 DECEMBRE 2008 © Edouard TAMBA | Le Messager |
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Epoustouflant. Le public en redemande. « Merci. Bonne soirée ! », lance Richard Bona avant de quitter le podium de Yaoundé en fête (Ya-fe) ce 27 décembre 2008. |
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@Angouto (USA) It`s kinda hard to stay here and just listen to you without saying anything!! Bona est simple et naturel, dans sa musique comme dans son expression. Il n`est ni gonfle ni hargneux, ni pretentieux. Lorsqu`il dit`` Je suis un seigneur...`` Il faut lire ce qui suit pour comprendre que seigneur pour lui c`est quelqu`un qui insiste pour rester positif et ne regarder que le bon. Pour lui seigneur rime avec tolerance et patiente. Eviter de se facher et de juger les gens meme quand ils nous font du mal!!! C`est pour cela qu`il n`accuse et n`en veut pas aux autorites francaises pour avoir refuser de renouveller son titre de sejour. Il a ``move on`` and luckily he moved on to something much better.
When it comes to BS,Bona has not insulted or disrespected Spears. Il est libre de vouloir jouer avec elle ou pas!It doesn`t matter how famous BS can be. C`est clair que Bona joue ce qu`il aime pour passer un message et non pour vendre. S`il voulais la celebrite du genre de BS, il serait reste chez Sony Music et il l`aurait eu. Ce sont encore ces ``celebrites`` qui le recherchent,this should make you think! I really think that we should be happy to have someone like him, thinking and seing things the way he does.
Enfin, cet article est truffe de fautes grossieres.
Happy New Year to you all and whatever nationality we may carry, let`s keep some pride in our origins from Mboa!!
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Happy New to ALL and Best Wishes!
Special Thanks to Dashawn wherever he is.
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To MINI-B (Douala)
I just can't beleive that I am advocating for Britney spears, since I truly have no interest in the train reck she is.
For your information, I would like to let you know that according to many in the industry, Ms. Spears is the comeback artist of the year.
As much as I am proud of our Bona national, I have no choice, but to admit that Ms. Spears is by far a better entertainer.
Anyway, I wish you all the best in 2009.
Best wishes to October First, Papa Evina-Ze, Anglofou Atypique and to all the internautes.
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@ Mes freres, Le.5e.element, MimiB, Segaloyagami
Aller en tournee avec quelqu'un ne signifie pas jouer de la meme musique que cette personne. J'ai bien compris ce que Bona voulais dire . Je ne defends pas BS, mais si j'etais a sa place , je me sentirais rayé. Quand BR dit:" Qu'est-ce que je vais aller jouer avec Britney Spear? " et ajoute "Franchement......" Je comprends ce qu'il ce qu'il veut dire. surtout qu'il dit avant celà: " Je suis un seigneur....."
Ne trouvez-vous pas que c'est un peu de l'auto-glorification? Et il enfonce le clou en declarant que" Britney Spear, c'est deux notes toute la soirée"
Ceci explique celà. Je sais qu'il dit dans la meme interview qu'il "respecte tous les artistes.." Mais on ne peut pas dire une chose et son contraire
Mes freres, LES MOTS N'ONT DE POIDS QU'AU SENS QU'ON LEUR DONNE.
Loin de moi l'idee de faire un proces d'intention a l'une de mes idoles dans la musique du Mboa, Richard Bona, je n'ai reagi que par rapport a ce que j'ai senti dans son entretien.
A moins que je me sois trompé, relisez bien l'entretien, vous comprendrez de quoi je parle.
BS , je n'en entends parler que quand cela m'arrive d'etre (rarement) devant le petit ecran.
Bonne et heureuse année 2009 à vous et à tous ceux et celles qui vous sont cher(e)s!
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Angouto,
Tu crees un epolemique inutile ou alors tu comprends les choses a l'envers car voici ce que Bona a dit plus loin dans la meme intetrview:
"Non, NON. JE RESPECTE TOUS LES ARTISTES. MAIS BRITNEY CE N"EST PAS MON TRUC QUOI... JE N"AURAIS RIEN A JOUER.BRITNEY SPEARS C"EST DEUX NOTES TOUTE LA SOIREE.JE RESPECTE CA, MAIS CE N"EST PAS, MAIS CE N"EST PAS DU TOUT MON CRENEAU"
Alors qu'est ce qu'il ya de difficile a comtrpendre la dedans? BOna et britney c'est deux genre differents pourquoi veux-tu les voir evoluer ensemble? C'est un peu comme si tu demandeais a un informaticien d'aller faire de l'electricite? Essaie de demander a Georges Benson ou a n'importe que autre musicien de Jazz de joeur du Makossa et reviens me dire ce que ca donne. Quand on comprend la musique, on peut comprendre de quoi Bona parle.
Alors laisson la polemique inutile de cote
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Angouto, tu es libre de dire ce que tu penses.
Mais RB a entierement raison de dire ce qu'il a dit de BS.
Si le ton ne te plait pas, c'est ton probleme. Bona n'a pas dit qu'il est plus connu que BS, mais evidemment, il joue plus de 2 notes de musik.
Il n'a pas dit une seule fois qu'il est mieux que Manu, Salif etc. La qualite d'une musik ne se mesure pas au nombre de CD vendus.
Pendant qu'on y est, ou est BS?
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Angouto,
je ne comprends pas où vous voyez le manque de respect de la part de Bona à l'endroit de Britney Spears. Il dit que jouer pour elle n'est pas valorisant. Et c'est évident du point de vue de la musique britney spears c'est pas très fouillé.
Et pour vous aider à comprendre je vais vous rappeler l'épisode de l'offre d'achat d'Etoo en Ouzbékistan. Bien qu'ils lui proposaient un contrat d'un montant très élevé, Etoo a estimé que le championnat d'Ouzbékistan avait un niveau qui n'était pas à la hauteur de son talent. Je ne sais pas si vous comprenez mieux maintenant ce que Bona veut dire.
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Il fait rêver, raconte des histoires à dormir debout (comme cette histoire de poulet). C'est ça le rôle d'un artiste car en quelques minutes d'interview il ne peut rien dire.
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"For some of us a black man will never be free. I have seen better interventions from you so I will not hold it against you bro...'"
Le debat sur la liberté, la superiorité et/ou l'inferiorité des races est aussi vieux que le monde. C'est un debat qui a toujours fait couler beaucoup d'encre et qui dans un futur peut-etre pas tres eloigné n'en serait plus un, suis mon regard.......
Ici, je parlais juste de deux artistes, indifferemment de la couleur de leur peau et donnait mon point de vue sur ce que l'un dit de l'autre.
Leur vie perso, je n'en ai cure!!
Meilleurs voeux pour l'annee 2009 , Frere Macabo!!!
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Brother Macabo,
Don't get me wrong, J'aime bien l'artiste Richard Bona ainsi que l'ensemble de son oeuvre. Chaque fois que je tombe sur un nouveau cd de lui , je l'achete sans meme l'avoir ecouté au prealabre, parce que je sais que Bona, c'est du bon. Et Britney, j'ai rien à foutre parce que c'est pas mon genre, mais je me garde de narguer ce qu'elle fait comme musique, parce que je sais que des goûts et des couleurs, ça ne se discute pas. Mais ce que je n'ai pas apprecié dans son commentaire concernant Britney, c'est le ton... Bona dans cet entrevue snobe quasiment Britney et par le fait meme, les milliers de fans de cette artiste , qui fait peut-etre les playbacks et du tapage, mais qui , the last time I checked , plus fameuse mondialement parlant que notre Bona National.
Meme au niveau Africain, en terme d'albums vendus et de notorieté, Bona vient apres les , Salif, Ndour Youssou, Mory Kante, Check Kaleb, Blondy Alpha, Kuti Fela
Et au niveau Camerounais, apres Manu Dibango et feu Bebey Francis.
Mais comme je l'ai dit plus haut, NO DOUBT, RB, C'est du bon!!!
Le common sens veut que les artistes se respectent entre-eux, et c'est au public melomanes ou pas de les juger.
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Voici un artiste qui ne vit pas au Cameroun mais qui comprend les realites du pays. Il dit "Oui" a la piraterie, mais pas a la piraterie locale. Tres interessant en effet, pour les pays pauvres on ne peut pas se passer de la piraterie. Mais Mr Richard Bona oublie ceci, la piraterie est un crime et aucun crime n'est acceptable aussi petit qu'il soit. je comprends qu'il est sous l'effet des emotions, mais il doit aussi
montrer un bon exemple "eduquer-dire la piraterie n'est pas bien' ou comme Samuel Eto'o "aider directement-distribuer les sous". Moi perso je ne suis pas d'accord pour la piraterie. J'adore la musique de Richard Bona.
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Angouto (USA)
you so miss the point all he is saying here is that he is no fan of miss britney and that working for her will no further his musical knowledge. indeed tu aurais prefere kil se couche devant la nullisime britney spears(parce kelle est blanche? millionnaire? ou parce que son public est constitue d'ados boutonneux),la meme britney qui chante en playback? ou bien une autre? ouff!!!. heureusement il n'en est plus la thank god.
For some of us a black man will never be free. I have seen better interventions from you so I will not hold it against you bro...
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Read: " ...makes me think of one thing: "
Instead of " ...makes me thing of one thing..."
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"Il y a longtemps ça. Quand j’étais encore chez Sony, quelqu’un m’a proposé d’aller en tournée avec Britney Spears. C’était un directeur artistique du département Columbia Records. C’est lui qui m’a fait la proposition et je lui ai dit non. Qu’est-ce que je vais aller jouer avec Britney Spears ? Franchement… "
Don't get me wrong! I really liked Richard Bona, I have bought many of his CDs and would continue to do so, but for him to be so disrespectful about others, makes me thing of one thing:
I was wondering about my recent dizziness, I thought it was because of climate change or lack of sleep. After having read this interview of Bona, I noticed I was wrong. My headache has its origin to the fact that , Earth has a second axis of rotating around Richard Bona.
What an egomaniac!!!!
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Le.5e.element (ARFL), Dans son espace, RB ne confirme non plus que le 20 janvier, il sera en Pologne.
www.myspace.com/richardbona
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Je me demande bien ou ce journakiste a lu que Bona sera a l'investiture d'Obama le 20 Janvier 2009? Quelqu'un peut-il confirmer cette info? Je vien de voir sur son site (www.bonatology.com) qu'il sera a varsovie en Pologne le 20 janvier 2009 pour sa tournee europeene? Alors c'est quoi cette desifnormation monsieur le journaliste?
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Merci virtuose, de nous combler de plaisir, surtout de nous combler de rire en ces temps de morosité...mondiale.
C'est vrai que ce n'est pas au festival de jazz à vienne, nice ou monterey que les gens vous donneront des morceaux de poulets (le fameux "oiseau") en guise de remerciements...En cela effectivement, le public camerounais est unique!!!
Il vous permet surtout de rester lucide et de rappeler une question de bon sens:
"Je viens d’Afrique. J’ai envie de chanter mon histoire aussi. Je chante mon histoire. Je ne vais pas chanter l’histoire de Sting et autres. Ils ont déjà chanté leur histoire, je chante aussi la mienne. Comme je dis souvent, si je ne le fais pas, qui racontera l’histoire africaine? Je suis fier que l’Afrique ait produit quelqu’un comme moi. Quand je vois les gens comme Eto’o, Manu Dibango, Salif Keita, Youssou N’Dour... L’Afrique est contente d’avoir des talents pareils. Laissez nous aussi nous exprimer avec notre Kpwem, notre Mbongo Tjobi, notre Ndolè...
Merci beaucoup
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Monsieur le journaliste, vous dites sans être un connaisseur, de quoi? Vous êtes tout simplement. ..époustouflant sur cet interview, bravo pour le professionnalisme, bravo aussi à notre jeune frère Bona, je crois que son amour pour le pays a grandi encore,hahaha, en bref, je crois tellement au Cameroun, et à ses enfants, dispersés de part le monde, que... "The best is yet to come".
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si seulement paul byia aimait le pays au 1/100eme de richard bona...
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Richard Bona se confie: « Piratez les Richard Bona, Manu Dibango... et laissez les artistes locaux » |
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YAOUNDE - 30 DECEMBRE 2008 © Edouard TAMBA | Le Messager |
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Epoustouflant. Le public en redemande. « Merci. Bonne soirée ! », lance Richard Bona avant de quitter le podium de Yaoundé en fête (Ya-fe) ce 27 décembre 2008. |
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« C’est comme-ci il n’a même pas joué pendant 30 minutes », se plaint Parfait, un fan. Comme lui, plusieurs spectateurs veulent reclame encore Bona sur scène. « Il n’a pas chanté New-Bell », observe un autre. L’artiste s’y attendait. « Avec le public camerounais, ça ne suffit jamais. Si tu joues une heure, il te demande de jouer 2h, si tu joues 2h, il t’en demande plus… Mais j’ai hâte d’être sur scène et de montrer ce que je sais faire », confiait-il déjà le 23 décembre 2008 à la presse. Et ce qu’il sait faire, le public en a eu pour ses oreilles, et ses yeux.
Sans être un spécialiste, on est séduit par la dextérité de Richard Bona avec sa guitare basse à cinq cordes. Blues, soul, salsa, mangambeu, makossa… L’artiste et sa guitare forment un couple harmonieux. Ses doigts caressent les cordes, tapent quelques fois dessus. Il en sort des sonorités parfois surprenantes venant d’une guitare basse. Les mouvements de son corps et ses mimiques faciales vont avec. Il semble aller chercher ses sonorités dans ses entrailles. Peu de dire que la foule est électrisée. Jaco Pastorious, Stevy Wonder, Pierre Didi Tchakounté, John Legend… Le tout à la sauce Richard Bona. Son doigté semble n’avoir d’égal que sa voix. « Je suis d’abord un conteur », dit-il. Le compteur né à Minta (Est) en 1967 sait reproduire toutes les gammes avec sa voix, et même les instruments. Bass, harmonica, guitare… Rien ne lui résiste.
« C’est un magicien ! » lance un spectateur conquis. La magie ? Bona promet d’en faire. Grâce à un dispositif actionné par des pédales au sol, il chante, enregistre au même moment, superpose sa voix sur différentes gammes, mime la basse. Il en ressort une chanson composée en live. L’auteur de « Scene from my life » sait aussi amener le public à chanter. Il joue même les devins. « Le Cameroun va remporter la coupe du monde 2010 », annonce-t-il. C’est le délire dans la foule. Un délire d’une heure et demi. Richard Bona vient de boucler sa saison 2008. Chez lui. Environs 160 concerts donnés à travers le monde. Rendez-vous le 15 janvier 2009 à Marseille. Ensuite le 20 janvier à la Maison Blanche pour l’investiture de Barack Obama. Les deux premiers mois de 2009 sont déjà bouclés pour le bassiste camerounais. Avant ce concert à Yaoundé, il s’est confié à votre journal. Sa musique, la piraterie, sa personnalité, son prochain album, ses déboires en France… Richard Bona parle de tout.
C’est assez rare de vous avoir en concert au Cameroun. Que ressentez-vous, et pourquoi avez-vous accepté l’invitation?
C’est génial. Je viens à un concert gratuit pour tout le monde. Je ne l’ai jamais fait au Cameroun. J’ai souvent rêvé de le faire, mais je ne suis pas un organisateur. Mtn Cameroon me permet de le faire, c’est génial. J’ai accepté l’invitation d’abord parce que c’est mon pays. On est fier, on est content de rentrer dans son pays. J’étais dans l’avion avant hier, il y avait plus de 20 joueurs. J’ai pensé qu’ils avaient un match à jouer au Cameroun. Et ils me disent « non C’est la trêve et on va au pays ». J’ai trouvé ça bien, et ça m’a donné beaucoup de fierté. J’aimerai revenir tous les ans. Il le faut.
Vous exprimez un attachement profond au Cameroun, mais paradoxalement, c’est un pays où on ne retrouve pas vos Cd originaux dans les commerces...
Je ne vends pas les Cd, je joue la musique. Il n’y a pas de distributeur au Cameroun. Il faut un bon distributeur et vous aurez les Cd originaux. Mais en même temps, les Cd qui ne sont pas originaux, il faut faire avec ce qu’on a. Moi je ne suis pas contre la piraterie. Quand on regarde bien, un petit garçon m’interpelle dans la rue « Hey boss », il me montre mon Cd, il en a 4 ou 5. Vraiment... ces Cd nourrissent quelques enfants à la maison.
Vous le dites parce que vous êtes un artiste de dimension planétaire?
Je parle de moi. Pour les artistes locaux qui n’ont que ce marché, il faut qu’on trouve des solutions. On ne peut pas bannir la piraterie comme ça. Voilà ce que je propose. On pourrait dire à ces gens « Ne piratons pas les artistes locaux. Piratez les Richard Bona, Manu Dibango etc. et laissons les artistes locaux ». Il faut trouver des solutions comme ça. Ce n’est pas en les traquant dans la rue. On vit par rapport à comment on est. On est entrain d’évoluer. Les gens nous demandent d’être démocrates d’un seul coup. On vient des chefferies traditionnelles, donc laissez nous le temps, que l’Afrique se développe à sa vitesse. En Europe, ça ne s’est passé comme ça. Aux Etats-Unis, il y a eu des milices, pendant des années, il n’y avait même pas de gouvernement.
Revenons à la musique. Les puristes du jazz pensent que n’en êtes pas un. Et que vous avez tendance à faire une musique plutôt commerciale. Qu’en est-il ?
Ce n’est pas du commercial. C’est la culture de chez moi. On est dans un truc où il ne faut pas trop en faire et oublier nos racines. Nos racines ne sont pas dans l’instrumental. C’est dans le conte. On est comme des griots. Mon grand-père était conteur, et il improvisait en contant. Donc j’essaye de mélanger mon background d’improvisateur avec ma racine. Si on ne conte plus nos histoires, c’est fini. Si nous les Africains on ne chante pas en africain, qui va le faire? Michael Jackson ne va pas chanter en nos langues.
Le Festival national des arts et de la culture (Fenac) vient de s’achever avec la participation de plusieurs artistes camerounais de la diaspora. Mais vous n’y étiez pas...
Je n’ai pas été invité. Si on m’invite, je viens, c’est mon pays; les détails, on verra après. J’ai vu Manu hier, il en était très content. Je n’ai pas été convié. Peut -être l’an prochain, si déjà ça se répète ; ou dans deux ans. Si je suis invité, je vous promets d’être le premier à l’aéroport et je paie mon billet d’avion.
Quels échos avez-vous eu de cet événement ?
J’ai eu quelques échos disant que l’organisation n’était pas complète. Mais comme je dis, quand un bébé grandit, il faut qu’il tombe de temps en temps pour que ses côtes se solidifient. Quand je viens par exemple pour Mtn Cameroon, n’allez pas croire que tout c’est très bien passé. Mais le plus important, c’est de venir et que ça se fasse. Les détails qui n’ont pas marché cette fois-ci, on va les retravailler la prochaine fois.
Il y a 13 ans de cela, les autorités françaises refusaient de renouveler votre titre de séjour au prétexte qu’il y a environ 1 600 bassistes locaux au chômage. Comment avez-vous géré ce rejet ?
Moi, je suis un seigneur. Je ne me souviens que des bons moments de ma vie. Lorsqu’on me refuse une carte de séjour, je vois ça comme une opportunité. It’s time to move on. C’est le moment de faire autre chose. Tout ce qu’il y a dans la vie arrive pour une bonne raison. Si j’étais resté en France, peut-être que j’aurais eu un accident or whatever. Je ne m’énerve plus jamais. I just take it cool. La vie des fois, on ne sait pas. You just never know. Tu vois des fois, les gens arrivent au feu rouge et s’énervent parce qu’ils sont pressés. Peut-être qu’à ce moment, le feu rouge vient de leur sauver la vie.
Vous préparez actuellement un album qui apparemment sera orienté vers le blues. Peut-on en savoir plus ?
Mes albums, c’est comme des projets. Je n’essaye pas de faire des disques à caractère commercial. Encore que, si je veux faire du commercial, attention... je peux faire du bon commercial (rires). J’essaye de faire une musique qui amène les gens à réfléchir. Qu’ils l’aiment ou pas, je veux que ça les fasse réfléchir. Avec la façon dont je superpose mes accords et mes mélodies, je veux que quand on écoute ma musique, on s’écrie « waouh! Je n’avais jamais entendu ça ».
Vous savez, le blues est issu d’Afrique. Mais, ce n’est pas une musique, c’est une gamme. Les gens ont tendance à penser que le blues, c’est ... (il mime des mélodies de blues américains) Non ! Le blues c’est une gamme pentatonique. Tu la retrouves au Mali, au Cameroun, en Inde... Ce sont les mêmes notes. C’est l’interprétation qui est un peu différente. Je vais montrer comment le blues est venu d’Afrique, la sophistication du blues. Dans le delta du Mississipi aux Etats-Unis, tu entends le blues. Quand tu vas à Memphis dans le Tennessee, il y a un autre blues là-bas. A New York, c’est un autre blues. Nous avons notre blues. Le bikutsi, le makossa, c’est notre blues. Donc j’essaye de mettre ça dans un album que je vais appeler « The twelves shades of blues », les douze ombres du blues. C’est ce que j’essaye de faire. La sortie est prévue pour le 24 octobre 2009. Je suis encore entrain de travailler dessus.
Contrairement à certains artistes, votre caractère semble trempé dans de l’acier. Vous êtes parti de chez Sony music pour avoir refusé de reprendre un classique de Sting en l’intitulant « I’m a African in New York ». Les majors ne vous dictent pas leur loi ?
Je suis parti d’un major pour un autre. Ce n’est pas ça le problème. Le truc, c’est que je ne veux en aucun cas que ma musique soit l’idée d’un commercial. Quand je signe mon contrat, c’est bien stipulé que l’artistique vient de l’artiste. C’est moi l’artiste. Le commercial, c’est celui qui va aller vendre les disques. Je joue ma musique, vous la vendez. Chacun reste un peu à sa place. Avec Sony on a fait deux albums, tout se passait bien. Vous savez comment sont les commerciaux... Ils me demandent de chanter en anglais. Je dis non. Je suis un compositeur. Je viens d’Afrique. J’ai envie de chanter mon histoire aussi. Je chante mon histoire. Je ne vais pas chanter l’histoire de Sting et autres. Ils ont déjà chanté leur histoire, je chante aussi la mienne. Comme je dis souvent, si je ne le fais pas, qui racontera l’histoire africaine? Je suis fier que l’Afrique ait produit quelqu’un comme moi. Quand je vois les gens comme Eto’o, Manu Dibango, Salif Keita, Youssou N’Dour... L’Afrique est contente d’avoir des talents pareils. Laissez nous aussi nous exprimer avec notre Kpwem, notre Mbongo Tjobi, notre Ndolè...
Toujours à propos de votre caractère, vous avez refusé d’accompagner Britney Spears en concert. Pourquoi?
Il y a longtemps ça. Quand j’étais encore chez Sony, quelqu’un m’a proposé d’aller en tournée avec Britney Spears. C’était un directeur artistique du département Columbia Records. C’est lui qui m’a fait la proposition et je lui ai dit non. Qu’est-ce que je vais aller jouer avec Britney Spears ? Franchement…
Il se raconte que vous aviez décliné l’offre en relevant que vous étiez déjà musicien alors que Britney portait encore des couches-culottes...
Non, non. Je respecte tous les artistes. Mais Britney, ce n’est pas mon truc quoi. J’ai tout simplement dit que je ne peux pas faire ça, ce n’est pas valorisant pour moi. Je n’aurais rien à jouer. Britney Spears, c’est deux notes toute la soirée. Je respecte ça, mais ce n’est pas du tout mon créneau. Aujourd’hui, je suis encore ami ce directeur artistique. C’est lui qui m’a fait faire un duo avec John Legend dernièrement. Il m’a dit: « John veut que tu écrives un morceau ». Au départ, c’était pour la Coupe monde en Allemagne. Mais pour des raisons de maisons de disques encore, il n’a pas pu signer avant que la Coupe du monde ne se joue. Du coup on l’a fait. Ca s’appelle « Please don’t stop », un morceau que j’ai écrit. John Legend, yes! You know, il est venu, j’ai fait le morceau exprès pour lui. Maintenant, il y a d’autres artistes, il faut faire attention. C’est comme au foot. Il y a des joueurs, tu peux les mettre au milieu du terrain, ils sont tous bons, mais ça ne marche pas.
Richard Bona connaît toutes les scènes du monde, tous les publics... mais, a-t-il une préférence?
Le Cameroun. Le Cameroun, chez moi man. Quand je joue ici, c’est le meilleur public que ce soit. Les gens me donnent même des morceaux de poulet sur scène. (Eclat de rires). Où est-ce que tu vois ça?
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Rédaction de Cameroon-Info.Net |
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