Premier deuil dans la famille,une tante éloignée .
première réunion , il n'y a pas foule mais les taux de cotisations sont fixés:les enfants de la défunte (moi compris ) 50 000FCFA pour ceux qui travaillent ,évaluation des dépenses 3000000 FCFA tout compris.
je me dis que c'est pas trop difficile et dès la fin de la semaine nous donnons notre contribution.
A trois jours du deuil , 4 personnes ont cotisés et la panique commence à s'installer .Le richissime oncle (dont je tairai le nom) vient d'être mis en prison , de ce fait toutes les prévisions tombent à l'eau.Je ne dis rien.
"Bien , pour ceux qui ont déjà contribuer il faudra encore faire un effort , sinon la honte sera sur nous"
je me dis en moi même que la honte est déjà là et bien là.Pas question de donner plus je n'arrive déjà pas à équilibrer mon budget je vais pas en plus le plomber.
Finalement , comme toujours au pays , les choses se sont arrangées grâce aux contributions des mbengistes ayant attéri à deux jours de l'enterrement et je dois le reconnaitre ont boosté les troupes .
sachez une chose au pays les situations même les plus catastrophiques trouvent toujours une solution , et je reconnais qu'au début je pouvais tomber malade face à tant de désinvolture mais
ca donne toujours comme on dit ici.
ce que tu réapprends au pays cest savoir attendre et observer .En europe nous sommes proactifs (nous essayons d'anticiper) en Afrique nous réagissons et parfois même nous observons simplement.
L'enterrement s'est passé sans encombre et en plus tous les villageois ont pu manger ,c dire...