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 Post subject: Sectes. Opa sur l'Afrique
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Si mes frères et soeurs avaient compris que les seuls personnes à vénérer étaient leurs ancêtres, ils ne seraient pas une cible aussi facile pour les escrocs en tout genre. Et nous aurions moins de problèmes. Après les religions dites "révélées", voici venu le tour d'autres charlatans.
Sectes : OPA sur l'Afrique

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11/08/2009 11:57:06 | Jeune Afrique | Par : Fabienne Pompey
On trouve de tout sur le marché religieux et mystique du continent : des grandes Églises, des petites, des prophètes autoproclamés, des sectes et groupes initiatiques en tous genres. Un méli-mélo de la spiritualité qui profite de la grande liberté laissée aux cultes et de la misère des populations. Dérives, escroqueries et manipulations mentales : tout est, hélas, permis.
Traquées, parfois traduites en justice en Europe – notamment en France, où la vigilance est forte –, les sectes trouvent en Afrique une terre d’accueil sans contraintes. De même, les évangélistes américains ou brésiliens professent, voire s’installent, à peu près comme ils veulent. Et les mystiques et autres mouvements new age ne rencontrent pas non plus d’entraves. Baignée dans les rites initiatiques, la sorcellerie, la magie, les fétiches et autres croyances, l’Afrique est une terre ouverte aux religions et à leurs avatars.
Les croyances importées, lancées dans une sorte de colonialisme spirituel, sont parfois un outil de l’Occident chrétien pour contenir l’islamisme, qui lui-même connaît quelques dérives, comme on l’a vu récemment au Nigeria.
Souvent dissimulés sous des associations de bienfaisance ou humanitaires, les sectes et mouvements religieux, européens, américains ou asiatiques, s’immiscent discrètement dans le quotidien des Africains. Un exemple : le 24 avril 2009, le quartier de Cocody, à Abidjan, abrite une cérémonie de lancement du Festival mondial de la paix, accompagné d’un projet « à impact social » sur le campus. La fête est rehaussée par la présence d’un représentant de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci), Hamadoun Touré. Il fera même un discours, assez classique, sur la paix, principale préoccupation des Ivoiriens. Rien que de très ordinaire. À un seul détail près : la cérémonie se tient à l’initiative de la secte Moon.
Interrogé par Jeune Afrique, Hamadoun Touré assure ne pas être au courant des liens entre le Festival mondial de la paix et le révérend Sun Myung Moon. Pourtant, la secte n’était pas vraiment cachée, tout juste déguisée sous l’un de ses faux nez, la Fédération pour la paix universelle (FPU).
Cette fois, le projet « à impact social » consiste à un nettoyage du campus de Cocody, une activité financée par la communauté libanaise, qui a réuni 3 millions de F CFA. Une bonne affaire finalement : l’Onuci cautionne Moon, et ce sont les Libanais qui paient…
Le rêve africain de Moon
Il y a bien longtemps que Moon a ses entrées à l’ONU. Après avoir fait ses premières recettes sur le thème de la lutte contre le communisme, avec un temps le soutien de la CIA, le gourou d’origine coréenne a senti le vent tourner et a réorienté sa croisade vers la « paix universelle ». Il crée alors des dizaines d’ONG et la FPU est reconnue, à ce titre, comme partenaire de l’ONU. Moon obtient une tribune aux Nations unies.
À Paris, le porte-parole de son Église de l’unification, Laurent Ladouce, travaille à l’élaboration d’un « rêve africain », « le rêve de l’Afrique de jouer un rôle accru dans le monde et le rêve de centaines de millions d’Africains de mener une vie meilleure ». Pour cela, il faudrait « faire ressortir la beauté de la personnalité africaine, ses valeurs fortes et universelles, qui feront que les gens auront envie d’aimer les Africains, de les avoir comme amis, comme partenaires ». Le texte est un salmigondis de réflexions à l’emporte-pièce, allant de la définition d’une « stratégie touristique panafricaine » à une « éthique africaine du capitalisme ».
De son Japon natal, Daisaku Ikeda, président de Soka Gakkai, bouddhiste, pense aussi que « l’Afrique est le continent du XXIe siècle ». Ce mouvement religieux et politique, qui revendique quelque 12 millions de membres dans le monde, est présent en Côte d’Ivoire depuis 1983, où il a été reconnu comme Église en 1999. Il aurait aujourd’hui 11 000 adeptes ivoiriens, dont un tiers dans le seul quartier de Yopougon, à Abidjan. Les représentations les plus importantes sur le continent sont au Ghana et en Afrique du Sud, mais aussi en Zambie, en Namibie, au Zimbabwe, en RDC ou au Mozambique.
Chissano et la lévitation
C’est là, à Maputo, que Soka Gakkai a tenté d’approcher une haute personnalité, l’ancien président Joachim Chissano. On ne connaît pas le résultat de cette démarche, mais le terrain paraissait favorable. Chissano est en effet déjà initié depuis longtemps à des pratiques ésotériques venues d’Asie et il pratique régulièrement la méditation transcendantale (MT). Lorsqu’il était chef d’État, sous la guidance du maharishi Mahesh Yogi, gourou des Beatles, décédé en 2008, il a introduit cette forme de méditation au sein des forces armées. Aujourd’hui les promoteurs de la MT se vantent de l’impact de cette pratique sur la baisse de la criminalité, l’esprit de paix en général, et même sur la croissance économique du Mozambique…
Avoir la caution d’un chef d’État, ou de hautes personnalités, est essentiel pour ces mouvements, qu’ils soient religieux, philosophiques ou thérapeutiques. C’est ainsi que l’une des grandes réussites de l’Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix, l’Amorc, sous l’impulsion de son ancien et défunt « Imperator », Raymond Bernard, a été de pouvoir compter dans ses rangs le président camerounais Paul Biya. Plusieurs membres du gouvernement ou des grands corps d’État sont, ou ont été, rosicruciens. Sur le continent, l’Amorc revendique quelque 25 000 membres et organise très régulièrement conférences et séminaires, de Dabou à Ouaga, en passant par Kinshasa.
Kenneth Kaunda, le premier président de la Zambie, lui, s’est laissé convaincre par les moonistes et déclarait il y a quelques années : « La FPU est investie d’une mission de Dieu sur cette terre […], vivons pour la voir s’épanouir et rayonner. » De son côté, la première dame de Tanzanie, Mama Salma Kikwete, est persuadée que « le Dr Moon dit au monde la vérité sur ce qu’est notre propre nature ». Les Japonais de Soka Gakkai ont aussi approché Kenneth Kaunda, et affichent sur leur site Internet une photo de l’ancien président, prise en 2002, où il joue de la guitare lors d’une réunion de la secte.
Faute de grandes conversions ou adhésions publiques, ces mouvements politico-religieux parviennent tout de même à décrocher régulièrement des audiences avec les chefs d’État et parfois en sortent au moins avec une photo… « Pour certains dirigeants politiques, faire partie de ces groupes, c’est avoir accès à un pseudo-savoir, un savoir initiatique, qui ne se partage pas avec la masse et donne un pouvoir sur ceux qui n’ont pas accès à ce savoir ; c’est une forme frelatée de légitimation du pouvoir », explique Jean-Pierre Jougla, avocat et administrateur de l’Union nationale des associations de défense des familles et de l’individu victimes de sectes (Unadfi).
Ainsi, l’Église de scientologie, d’origine américaine et extrêmement suspecte aux yeux des autorités françaises, a été reconnue d’utilité publique en 2007 en Afrique du Sud. Elle bénéficie ainsi d’exonérations fiscales sur les dons des adeptes. Les scientologues ont racheté dans ce pays plusieurs superbes demeures classées. À Port Elizabeth, ils ont acquis un bâtiment ancien pour 8 millions de rands (près de 700 000 euros), plus 6 millions pour les rénovations, et profitent de l’exonération de taxes réservée aux investisseurs qui réhabilitent des monuments historiques !
Une prière « rentable »
La scientologie se développe en Afrique sous couvert de ses « volontaires », qui interviennent dans des situations d’urgence humanitaire ou de programmes antidrogue, ou même dans des ONG de défense des droits de l’homme, comme le Youth for Human Rights International en Afrique du Sud. Ils ont aussi très officiellement pour mission « de réaliser des formations et des séminaires basés sur le travail de Ron Hubbard », le théoricien et fondateur de la scientologie.
« Les sectes poussent sur le terreau de la misère, du désespoir. Et, en Afrique, croyez-moi, les gourous se portent bien », assure Claude Wauthier, auteur de Sectes et prophètes d’Afrique noire. L’une des clés qui ont ouvert aux sectes les portes de l’Afrique réside dans leur promesse d’une vie meilleure, ici et maintenant. « Les gens cherchent une prière rentable dans le cadre d’un objectif précis : une guérison, la recherche d’un emploi, la réussite d’un projet, la résolution d’un conflit », estime Isidore Ndaywel è Nziem dans son Histoire du Zaïre. Bright Freeman, Ghanéen, à la tête d’une tournée des missionnaires de la scientologie en Afrique, explique, sur le site Internet de la secte, que la scientologie apporte de « réelles solutions » à l’Afrique. Attirés par la promesse d’une solution rapide à leur problème, les croyants finissent, faute de résultat, par chercher ailleurs, faisant du « nomadisme religieux ».
Quel peut être le danger d’un groupe qui prône la lévitation (yoga volant en anglais), ou l’amour entre les peuples, la paix, l’entraide ? Il y a en deux. D’abord se faire plumer. « Les sectes sont avant tout des pompes à fric », lâche Jean-Pierre Jougla. Et si les fidèles africains ne sont pas directement sollicités, les actions humanitaires suscitent compassion et soutiens dans les pays riches et donc afflux de dons pour les maisons mères… Et puis il y a les exonérations fiscales, les dons directs. Il est surprenant de voir comment des populations qui chaque jour luttent pour manger, se soigner ou payer l’école trouvent soudainement les moyens de payer les deniers du culte, quel qu’il soit.
Plus grave, le projet politique qui se cache sous les oripeaux de la religion. « La pratique dans ces groupes amène à l’absence d’esprit critique, de distanciation, et à une désocialisation ; les sectes sont persuadées d’avoir trouvé un modèle social et donc un modèle politique qu’elles n’ont de cesse de dupliquer. Or ce sont en général des systèmes théocratiques, tyranniques et dictatoriaux », ajoute Jean-Pierre Jougla. « Dès qu’il y a un signe de déliquescence ou de vacance du pouvoir, les sectes se développent automatiquement », affirme-t-il.
Contre Darwin
Aussi inquiétante, la remise en question de faits scientifiques comme la théorie de l’évolution. Ainsi les témoins de Jéhovah, très influents au Nigeria et en Zambie, sont des défenseurs du créationnisme – la Terre, avec ses mers, forêts, montagnes et déserts, ainsi que les hommes auraient été créés par Dieu en sept jours… La Rose-Croix met en avant l’autre théorie, celle du dessein universel, une évolution certes, mais conçue et menée par Dieu. « Dieu est l’intelligence universelle qui a manifesté, pesé et animé la création, selon les lois immuables et parfaites », assenait en janvier 2009 à Dabou, en Côte d’Ivoire, Laurent N’Guessan Sobo, conférencier de l’Amorc.
Plus science-fiction encore, mais suivie quand même par plusieurs milliers de « fidèles », la théorie de Raël… Nous aurions été créés par les extraterrestres et nous devons nous préparer à leur retour sur la Terre. Comme quoi, les vérités les plus improbables ont toujours un public… pour le plus grand bonheur des gourous en tous genres.

Informations sur les sectes :
- Unadfi : http://www.inadfi.org
- Fédération européenne des centres de recherche et d'information sur le sectarisme (Fecris) : http://www.fecris.org
http://www.jeuneafrique.com/Article/ART ... rique.html

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L'aventure burkinabè de « Sa Sainteté » Raël
11/08/2009 12:06:34 | Jeune Afrique | Par : N. Marmié (avec H. Bangré et M. Kani au Burkina)
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Médiatisé par son grand canular sur le clonage humain, le « Prophète », soi-disant émissaire des extraterrestres, se lance dans une nouvelle aventure : rendre un clitoris aux femmes excisées. Portrait de ce gourou sulfureux.
Raël, c’est Claude Vorilhon, 63 ans, alias « Sa Sainteté », alias « le Prophète », ou « l’Homme en blanc ». Discret sur ses déplacements, il n’est pas facile de le rencontrer. Mais avec sa tunique blanche en satin aux épaulettes saillantes, ses gardes du corps aux allures de « James Bond girls » et le petit chignon poivre et sel qui orne son crâne dégarni, il est facile à reconnaître. Ancien chanteur de variétés, (en 1966, il est l’auteur de Madam’ Pipi et de Monsieur, votre femme me trompe), ancien journaliste sportif, il se dit porteur d’une révélation : l’humanité serait le fruit de la création scientifique d’extraterrestres, les Elohims.
Et il le tient de source sûre, puisque ce sont les Elohims qui, descendus de leur soucoupe volante, le lui ont personnellement annoncé en 1973, alors qu’il se promenait sur les volcans d’Auvergne. Bouleversé par cette rencontre avec les petits hommes verts, « d’environ 1,20 m, aux longs cheveux noirs, une peau au teint olivâtre et des yeux en amande d’où transpercent l’espièglerie et l’amour », il en retire un premier ouvrage : Le Livre qui dit la vérité.
En 1975, rebelote, il est emmené par les Elohims sur leur planète où, entre deux rencontres avec Bouddha, Jésus-Christ et Mahomet, dont les prophéties ont été « perverties » par les hommes, il découvre l’incroyable avancée scientifique de ses hôtes. En résumé, l’espèce humaine aurait été créée par génie génétique il y a vingt-cinq mille ans et devrait bientôt, à son tour, être en mesure d’atteindre l’immortalité grâce aux progrès du clonage.
Université du Bonheur
Redescendu sur terre, Raël s’emploie depuis cet hallucinant voyage initiatique à répandre la parole des Elohims par le biais du Mouvement raélien, qui revendique aujourd’hui 70 000 adeptes dans le monde et est considéré comme une secte par les autorités françaises. Car nul n’est prophète en son pays. Claude Vorilhon, harcelé judiciairement en France – un des pays les plus répressifs au monde quant aux activités jugées « sectaires » –, a dissous la branche française de son mouvement en 2003, après s’être fixé au Québec. Aujourd’hui, le siège international du mouvement est basé à Genève, en Suisse, et l’Église raélienne est officiellement présente dans une soixantaine de pays, dont vingt-trois africains.
Même si « l’Homme en blanc » partage l’essentiel de son temps entre les États-Unis et le Japon, il préside régulièrement des stages réunissant des raéliens du monde entier. Après une « université du bonheur » organisée au début d’août à Lendava, en Slovénie, il devait être cette semaine en Toscane (Italie) pour célébrer le nouvel an raélien.







Glez
Sa présence est malheureusement jugée trop rare en Afrique, car entre le journaliste déplumé et le continent noir, c’est une véritable histoire d’amour qui s’est forgée. Selon Raël, Adam et Ève, les deux premières créations génétiques des Elohims, étaient noirs. Et il appelle à « une véritable décolonisation de l’Afrique, déchirée par la concurrence économique entre la France, la Chine et les États-Unis ».
Aujourd’hui, « Sa Sainteté » compte des milliers d’adeptes en Côte d’Ivoire (où il dit avoir un dialogue avec les autorités), en RDC (où il dit entretenir des liens avec les kimbanguistes), au Congo-Brazzaville (dont les autorités auraient été sollicitées afin d’offrir un terrain pour la construction de l’ambassade raélienne, qui doit accueillir les Elohims en 2035) et au Burkina Faso. Au grand regret de ses ouailles, il n’est pas encore acquis qu’il participe au stage prévu du 16 au 22 août à Elohika, village raélien à une vingtaine de kilomètres de Bobo-Dioulasso. Car la deuxième ville du Burkina est une des capitales africaines du raélisme. Selon Lamane Hébié, évêque raélien de Bobo, quelque 2 000 Burkinabè ont adopté le message des Elohims. Si Raël s’est rendu au Burkina en 2008, il limite ses déplacements en Afrique « pour des raisons de santé », explique frère Mathieu, un de ses disciples à Paris.
Restaurer la féminité
Il se murmure toutefois qu’il pourrait venir à Bobo pour l’inauguration cet automne de la « clinique du Plaisir ». Ce bâtiment de 2 000 m2, situé sur la route de Banfora, est l’une des premières réalisations concrètes du mouvement raélien. Pour un investissement de 150 millions de F CFA, assuré par la fondation raélienne, ce centre médical baptisé Clitoraid devrait permettre de restaurer le clitoris de femmes victimes de l’excision. La présidente de la clinique Kamkaso (« maison de la femme » en dioula) est Mariam Banémani Traoré, militante féministe elle-même opérée en 2006. Quelque 200 femmes, raéliennes ou non, sont déjà inscrites sur les listes d’attente de la « clinique du Plaisir » pour se faire restaurer le clitoris selon la technique d’étirement mise au point par le chirurgien urologue français Pierre Foldès. Ce dernier a démenti à plusieurs reprises tout lien avec Clitoraid, qui le citait dans ses brochures.
L’épanouissement sexuel est au cœur de la doctrine raélienne. « L’éveil de ¬l’esprit passe par l’éveil du corps », professe le gourou, qui organise régulièrement des stages de « méditation sensuelle » au cours desquels ses adeptes pratiquent une sexualité très libérée et affranchie de tous les dogmes pudibonds des autres religions. Pour Raël, le sexe n’a pas à terme de fonction reproductive, assurée prochainement par le clonage, mais sert au plaisir, nécessaire au cerveau pour qu’il puisse recevoir les messages des Elohims.
Le projet de Clitoraid « a été présenté par une association sous la forme d’un hôpital généraliste normal », explique le ministre de la Santé, Seydou Bouda, interrogé par Jeune Afrique. « Lorsque de telles propositions permettent d’élargir le potentiel sanitaire, on ne fait pas les difficiles […]. Nous aurons un œil vigilant et nous fermerons l’établissement à la moindre dérive », assure le ministre. Mais la dérive est peut-être déjà amorcée ; avec la campagne de collecte mondiale pour financer la clinique, Raël a déjà commencé sa principale quête : celle de l’argent. Un compte est ouvert pour le projet de Bobo à… Las Vegas.
Tous droits de reproduction et de représentation
http://www.jeuneafrique.com/Article/ART ... -Rael.html

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Une "Clinique du plaisir" attendue pour le mois de décembre
06/08/2009 12:58:41 | La rédaction web de Jeune Afrique | Par : Frédéric Lejeal
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Présidente de l’Association Voix féminines de l’épanouissement, Banémani Mariam Traoré

Photo : Mountamou Kani/Jeune Afrique

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Banémani Mariam Traoré et Pierre Bolduc, volontaire canadien venu pour aider à la construction

Mountamou Kani/Jeune Afrique

Le chantier se limite pour l’instant à quelques murs ceinturés d’échafaudages en bois mais il a déjà fait couler beaucoup d’encre. Le futur hôpital Kamkaso (Maison de la femme noire en langue dioula), situé dans la banlieue de Bobo-Dioulasso, seconde ville du Burkina, est le premier hôpital spécialisé de ce pays dans la reconstruction du clitoris mutilé après une excision. Cette technique de reconstruction a été inventée par le docteur Pierre Foldes et vulgarisée en Afrique par le professeur Michel Akotionka.

Alors que le chantier sera livré en décembre prochain, le « Pays des Hommes Intègres » n’est pas choisi au hasard. Il fut l’un des premiers pays au sud du Sahara à légiférer pour combattre cette pratique devenue illégale depuis une loi de 1996. Cet établissement ne serait donc que l’aboutissement logique de cette lutte s’il n’était au cœur d’une controverse, cette « Clinique du plaisir » étant le projet-phare des Raëliens, communauté spirituelle fondée en 1974 par l’ancien journaliste Claude Vorilhon.

Financé par l’organisme Clitoraid, association raëlienne créée en 2006 et basée à Las Vegas, aux Etats-Unis, ce projet d’un coût de 150 millions de francs CFA a débuté en janvier dernier. Il est soutenu par la très officielle ONG « Voix des femmes pour l’épanouissement » dirigée par Banémani Mariam Traoré.

Retrouvez l'ensemble de cet article dans l'enquête sur "Les sectes en Afrique" à paraître dans Jeune Afrique n°2535 du 9 au 15 août 2009.

http://www.jeuneafrique.com/Article/ART ... embre.html

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