
Les résultats de l’étude d’élaboration du schéma directeur d’aménagement et d’exploitation des voies navigables ont été présentés le 22 juin 2017 à Yaoundé par l’Autorité Nationale Portuaire (APN). Dans ce schéma huit cours d’eau ont navigables ont été identifiés. «Il s’agit du Wouri sur le tronçon de Yabassi à Douala, soit un linéaire de 67 km environ, le Nyong supérieur sur le tronçon d’Abong-Mbang à Mbalmayo, soit environ 215 km, la basse Sanaga sur le tronçon d’Edéa à l’Océan atlantique, soit environ 60 km», souligne Le Quotidien de l’Economie, paru le 27 juin 2017.
«Il s’agit également de la Bénoué sur son cours camerounais, depuis le barrage de Lagdo jusqu’à la frontière avec le Nigéria, soit environ 140 km, ainsi que la retenue du barrage. L’on cite aussi le Dja sur le tronçon de Ndongo à Moloundou, soit environ 116 km, la Bénoué sur le tronçon navigable après aménagement du port de Garoua, jusqu’à la frontière avec le Nigéria, soit environ 80 km de rivière, la Ngoko de Ndongo à la frontière avec la République du Congo et enfin la Sangha de Libongo à la frontière avec la République du Congo», indique le journal.
Ces voies navigables peuvent constituer une alternative face aux autres moyens de transport si un certain nombre d’aménagements sont faits en amont. Notamment: la construction des points d’embarcation et de débarquement pour faciliter les mouvements de personnes et la manutention des marchandises aux points portuaires; la mise en place d’un balisage permettant de sécuriser le chenal naturel de navigation et permettre une navigation en toute sécurité; le suivi hydrométrique des rivières, en liaison avec le suivi de balisage sus-évoqué; entretenir de manière régulière le chenal de navigation pour le maintien en état de navigation toute l’année, hormis le cas de conditions exceptionnelles (pic de crues par exemple).
A en croire le journal, l’APN, sous la supervision du ministère des Transports, a donc lancé une étude en vue de l’élaboration du schéma directeur d’aménagement et d’exploitation des voies navigables au Cameroun. Elle a permis de définir, au stade des études préliminaires, le programme des investissements qui devraient permettre d’améliorer et de développer la navigation fluviale au Cameroun, contribuant à la fois au désenclavement des régions économiques et à l’amélioration des liaisons inter-états au sein de la Communauté économique de l’Afrique centrale (CEAC), précise-ton. Pour le ministre des Transports, Edgard Alain Mebe Ngo’o, «l’objectif principal de cette étude est de doter le Cameroun d’un outil réglementaire et décisionnel approuvé par l’ensemble des acteurs du secteur, sur lequel s’appuieront toutes les politiques publiques et initiatives privées en matière de développement de la navigation fluviale et lacustre».