Cameroun - Mise en garde: Le ministre de l’Administration Territoriale, Paul Atanga Nji, menace d’interdire les activités des ONG «aux ordres des ennemis du Cameroun»

Par Fred BIHINA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 09-Mar-2020 - 21h39   4792                      
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Paul Atanga Nji face à la presse Fred BIHINA
Sa mise en garde est contenue dans une déclaration faite à la presse ce lundi 9 mars 2020 à Yaoundé.

Le gouvernement camerounais dénonce le «silence» de certaines ONG suite aux attaques perpétrées les 7 et 8 mars 2020, respectivement à Galim (Ouest) et à Bamenda (Nord-Ouest). Des attaques qui ont coûté la vie à 9 personnes, dont 5 éléments des forces de défense et de sécurité.

Dans une déclaration faite à la presse ce lundi 9 mars 2020, le ministre de l’Administration Territoriale, Paul Atanga Nji a mis en garde ces organisations non gouvernementales «aux ordres des ennemis du Cameroun».

«De nombreuses ONG aux ordres des ennemis de notre pays véhiculent régulièrement des informations complètement fausses et erronées sur la gestion de la crise par le gouvernement», dans les régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest a-t-il indiqué.

«Elles sont devenues des officines de fabrication de faux rapports dont le but est de ternir la noble image de nos forces de défense et de sécurité», a ajouté le membre du gouvernement.

Il a soutenu que ces ONG avaient reçu «plus de 5 milliards de FCFA des réseaux occultes à l’intérieur et à l’extérieur du Cameroun pour déstabiliser les institutions républicaines, diffuser régulièrement dans certains médias à leur solde et dans les réseaux sociaux des informations tronquées pour discréditer la gestion de la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest par le gouvernement, démontrer que le Cameroun ne serait pas à mesure de gérer les déplacer internes, prouver par tous les moyens que la crise dans les deux régions s’enlise et montrer à travers de faux rapports que l’armée camerounaise poserait des actes contre les populations civiles. Cet état de chose est inacceptable», a ajouté le MINAT.

Parmi les ONG incriminées, a-t-il énuméré, figurent Human Rights Watch, Amnesty International, International Crisis Group, le REDHAC et OCHA.

Rappelant qu’il avait le pouvoir, à travers la loi de dissoudre «toute association ou ONG qui s’écarte de son objectif et dont les activités portent gravement atteinte à l’ordre et à la sécurité publiques», M. Atanga Nji a demandé aux responsables de toutes les ONG, qui selon lui, n’ont pas déposé leurs rapports d’activités pour les périodes 2017-2018 et 2018-2019, de le faire au plus tard dans les 60 prochains.

Fred BIHINA

Auteur:
Fred BIHINA
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